Au temple

Soma Gompa, le temple principal. C’est jour de fête, des musiciens jouent dans la cour (tambours, instruments à vent en forme de clarinette et au son de cornemuse). On les entend depuis le Palais, qui surplombe la ville et où nous sommes allés malgré la pluie pour nous dégourdir les jambes et nous faire au manque d’oxygène. Nous redescendons. Le monde est encore là. A l’intérieur, les gens écoutent les chants hypnotiques, certains font tourner leurs moulins à prières. L’encens naturel brûle sur les braseros. Une vieille femme récite un mantra. Les moines semblent marcher en pilote automatique. Certains discutent, l’un d’entre eux prend des photos. Les gens se prosternent, font des offrandes au lama qui leur passe un foulard blanc autour du cou. Il y a des enfants, des jeunes, des vieux, des commerçants habillés à l’occidentale, des paysannes en robe traditionnelles et avec de longues et fines tresses. Nous nous asseyons au milieu d’eux. Ils ne sont pas surpris, même si la plupart des touristes s’arrêtent au seuil, le temps de prendre une photo. Notre précédent voyage en Inde nous a appris que l’entrée d’un temple bouddhiste était complètement libre, même (ou, plutôt, a fortiori) pendant les prières et les cérémonies. Moines et laïcs vous le font vite comprendre en vous invitant, avec un grand sourire et un signe de la main, à venir prendre place.

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