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Connaught Place

Connaught Place. CP. Cercles concentriques, secteurs numérotés. Vitrine de la « modernité » indienne ou plutôt de son occidentalisation. Cinémas multiplexes gardés par une série de mesures de sécurité draconiennes (on y entre sans sac, un stand sur le trottoir tient lieu de vestiaire, contrastant avec l’équipement ultra-moderne de l’intérieur) ; boutiques de vêtements de luxe ; bars où les cocktails sont plus chers qu’à Londres ; agences de voyage qui tentent de détourner les touristes en partance pour le Ladakh pour les attirer vers Srinagar, qui se situe dans une zone politiquement « chaude ». Sur les cercles extérieurs, cependant, quelques petits restaurants familiaux contrastent avec le Costa Café, chaîne britannique pseudo-italienne. Sandwiches pita sous cellophane, cafés exotiques coûtant le prix d’une journée de nourriture de base, pâtisseries industrielles, climatisation poussée à bloc, propreté exagérée, banquettes neuves, décor standardisé. Même la clientèle paraît différente de la population que l’on croise habituellement dans la rue. Jeunes gens habillés à l’occidentale, leurs vêtements semblent porter des marques internationales ; chemises, cravates, jeunes filles en habits traditionnels soignés, téléphones portables dernier cri. On éprouve une sorte de vertige à les observer dans ce cadre. La porte d’entrée paraît s’ouvrir sur un autre monde…

Attentat

Téléphones publics hors-service. On se dit que c’est la qualité du réseau indien qui nous joue un tour. Et puis on apprend : attentat dans plusieurs trains de banlieue de Mumbai. Deux-cents morts. Une bombe à Srinagar, cinq morts dont des touristes indiens. Les chaînes d’information qui sont apparues depuis peu sur la télévision indienne, créées sur le model de CNN, diffusent les images en continu. Un bandeau en bas de l’écran déroule le nombre des victimes. En hindi ou en anglais. Les touristes ne sont pas prêts de préférer Srinagar à Leh, malgré les menaces de mauvais temps…

Départ

On quitte la ville comme on est entré. Départ à 3h30 pour l’aéroport. Peu de trafic dans Delhi, les rickshaw-wallahs dorment dans leur rickshaw, à la place des passagers, d’autres dorment sur les trottoirs, à même le sol ou sur des sommiers traditionnels. Le trottoir est une extension de leur foyer. A la sortie de la ville, travaux (constructions d’immeubles modernes) et camions.

A l’aéroport, on nous demande d’enregistrer nos bagages, puis de venir les identifier pratiquement sur le tarmac ! Tout cela prend un temps fou.

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