Kunzang guest-house

La guest-house est dans une ruelle. Le soir, il faut prévoir une lampe de poche pour retrouver la maison et éviter les petits canaux d’irrigation qui suivent ou traversent le chemin pavé et où coule une eau claire. Maisons traditionnelles et jardins potagers. Sonam nous accueille avec un thé à la menthe dans la cuisine traditionnelle que partagent sa famille (pour les repas et la nuit) et les touristes. Notre chambre est vaste et superbe : deux des quatre murs sont percés de larges fenêtres. Vue sur le jardin et les montagnes alentour. Chant des oiseaux, vent dans les peupliers, bruit du ruisseau.

Les toilettes communes sont traditionnelles : sans eau, elles sont constituées d’un trou rectangulaire dans le sol en terre battue. Au lieu de tirer la chasse, on balance de la terre que l’on prend d’un tas dans le coin de pièce à l’aide d’une pelle. Toute l’humidité s’évapore très vite, l’air est tellement sec. Le tout s’entasse à l’étage en dessous, dans une pièce spéciale qui donne sur le jardin et où l’on viendra s’approvisionner en fumier. Aucune odeur, le système est formidablement efficace. José Bové l’a même adopté dans sa maison du Larzac ! La salle de bains, commune aussi, est carrelée. L’eau froide sort d’une douche, mais il faut commander des seaux d’eau chaude à nos hôtesses.

Les gens dans la rue ont l’air très sereins, souriants, ravis d’échanger un bonjour. Le mot magique et passe-partout au Ladakh est « julé », accompagné d’un signe de la main. Il signifie « bonjour », « au revoir », « merci », « je vous en prie » et que sais-je encore.

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