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McLeod Ganj et les réfugiés tibétains

Après le Ladakh, nous voilà enfin arrivés au second but de notre voyage. Nous savons que McLeod est pris dans la mousson à cette période de l’année, qu’à cela ne tienne : nous sommes venus pour rencontrer les tibétains en exil. Pendant la colonisation, le lieu abritait une garnison britannique. Il a été abandonné à l’indépendance, avec l’essor de hill stations comme Dalhousie. Lorsqu’en 1960, le Dalaï Lama arriva du Tibet occupé, les autorités indiennes l’accueillirent et l’autorisèrent à s’y établir. Depuis, les exilés affluent et McLeod est devenu le centre du gouvernement tibétain en exil. C’est donc le lieu idéal pour rencontrer des Tibétains libres, parler politique et découvrir leurs traditions. Très peu d’Indiens y habitent à l’année : certains y ont des magasins ouverts l’été, d’autres viennent passer quelques jours à Dharamsala lorsqu’il fait trop chaud dans le Punjab et à Delhi.

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Après une matinée passée à la Om Guest House, nous décidons de trouver un autre hôtel, plus calme (les chambres de la Om donnent sur une grande terrasse, très agréable et donc très fréquentée). Nous tentons la Loseling Guest House, qui héberge des moines de passage et loue, selon le Routard, quelques chambres aux touristes. Complète. Derrière, nous découvrons l’hôtel Ashoka, à l’écart de la rue principale et calme. La propriétaire, d’origine tibétaine, est accompagnée de son petit chien blanc à poils longs (beaucoup de tibétains en ont, ils sont soignés et parfois tenus en laisse, contrairement aux chiens rachitiques laissés à l’abandon dans les villes indiennes). De jeunes indiens travaillent pour elle. Ils font le ménage et la lessive. Mais, lorsqu’il n’y a rien à faire, patrons et employés regardent la télévision ensemble, dans le bureau. Touchant.

Notre chambre est tout à fait confortable. Nous avons une salle de bain privative et l’eau chaude au robinet. Nous nous y établissons pour dix jours.

Le village est enveloppé d’une brume qui monte et qui descend au gré des vents ; perché à flanc de colline. La vue sur la vallée est totalement bouchée. Le lieu est magique, entre la montagne et les tropiques : majestueux cèdres de l’Himalaya, fougères, pins et même bananiers. Et puis, surtout, des singes.

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