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Note gastronomique

L’ambiance est relax à McLeod, les gens du coin aiment bien sortir pour boire le thé. Ah, le Green Hotel avec son burger végétarien au pain tibétain, ses petits déjeuners gargantuesques servis toute la journée, ses frites, ses plats traditionnels… et sa connexion Internet. Nous en avons fait notre QG. Pour boire jus de fruit frais ou manger un yaourt au miel et à la papaye tout en admirant le coucher de soleil, rien de tel que la terrasse du Om. Pour déguster de succulents gâteaux dans une ambiance Starbucks, formatage en moins, le Moonpeak Café est l’endroit qu’il vous faut ! A côté du Moonpeak, il y a un petit café fréquenté par les locaux (y compris les moines) qui propose des sandwiches toastés et des pancakes à la banane délicieux. Et bien sûr, il y a le Khana Nirvana Café pour des burritos ou pizzas succulents. Le McLo est à voir pour sa profusion de lampions et ses multiples étages. C’est le seul endroit du village qui vend de l’alcool. Donc, idéal pour siroter une bière fraîche (hors de prix). Les autres restaurants des rues principales sont aussi bons, ils proposent souvent des nouilles sautées divines. Le Mai Thai, tenu par une Australienne, est très bon aussi – non amateurs de cuisine relevée, à la coriandre et au lait de coco s’abstenir. Bref, nous n’avons eu que l’embarras du choix pour passer un moment sympa entre deux cours !

Notre endroit préféré pour déguster de fameux momos et autres spécialités tibétaines en toute simplicité : le Gakyi. Petite salle, tables et chaises en bois, la patronne est très accueillante (elle donne même des cours de tibétain sur le coin d’une table). Elle prépare de délicieux momos, nouilles et porridges à la farine d’orge (tsampa) avec des bananes et du miel (très nourrissant et crémeux) ainsi qu’un gâteau très peu sucré que l’on peut manger comme pain ou en dessert. C’est au Gakyi que nous avons fait la connaissance de deux Québécoises, Brigitte et Johanne (encore une fois, il n’y a pas de tables pour deux et les soirs d’affluence, on partage les tables). Nous avons passé en leur compagnie une soirée très agréable où nous avons discuté politique et style de vie. Elles nous ont appris des expressions typiquement québécoises, très pittoresques et marrantes pour nous français, comme par exemple « Tire-toi une bûche, on s’fait une jasette » (comprendre : « prends une chaise, on va discuter »). Nous avons passé une très bonne soirée et nous nous sommes dit que le Québec était décidément une de nos prochaines destination !

Lhamo’s Kitchen

Les après-midi de Aude étaient bien remplies : après les heures de conversation (qui durent toujours plus longtemps que prévu), elle filait chez Lhamo, qui donne des cours de cuisine tibétaine… dans sa cuisine (qui est aussi sa salle à manger et sa chambre) ! Recommandés par le Lonely Planet, les cours de Lhamo sont effectivement géniaux. Trois cours au programme : momos (raviolis traditionnels, que l’on mange en soupe ou frits), soupes et pains. Aude ne suivra que les deux premiers.

Les élèves se retrouvent autour de la table de Lhamo, qui a préparé et découpé à l’avance tous les ingrédients avec l’aide de sa compagne. Très bon pédagogue (et maniant très bien l’anglais), Lhamo nous montre pas à pas, nous fait faire un par un et nous laisse ensuite nous débrouiller. Il a même prévu des photocopies avec les recettes pour que nous n’ayons pas à écrire ! Il connaît même le nom des ingrédients en hébreu ! Après avoir concocté le plat, nous le dégustons tous ensemble, c’est très convivial et cela donne l’occasion de mieux se connaître. Deux Britanniques et trois Israéliens sont là. Une après-midi, nous avons terminé plus tôt que prévu. Pendant que nous dégustons la soupe que nous venons de faire, nous discutons avec le couple tout en regardant la chaîne locale, Free Tibet, à la télévision. Nous apprenons en parlant avec eux qu’un premier ministre a été élu par le peuple en exil et que le Dalaï Lama compte se consacrer uniquement à ses activités monacales lorsque le Tibet sera à nouveau libre. Ils nous racontent leur histoire et nous apprenons que la polyandrie est une pratique courante au Tibet ; que beaucoup de jeunes (comme eux) se sont en fait enfuis du Tibet sans rien dire à leur famille pour avoir l’opportunité d’étudier et de travailler en Inde. Traversée rude, en hiver (passage des glaciers moins dangereux qu’en été), dont six jours et nuits sur un glacier à se geler, pratiquement sans autre nourriture et boisson que la neige. Certains enfants, plus fragiles, ont eu les pieds et les mains gelés et ont dû se faire amputer à l’arrivée. Au Népal, avant les camps de réfugiés, les habitants leur offrent des poignées de nourriture (riz, pommes de terre)… en échange de leurs chaussures et bijoux… Mais Lhamo et sa compagne sont heureux. Ils sont allés à l’école. Ils ne sont pas mariés, ils « vivent ici, ensemble », comme ils nous disent…

Après le cours, nous allons boire un coup avec Stuart, l’un des Anglais du groupe. Nous passons la soirée ensemble, à se raconter nos aventures.

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