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Retour

En fin d’après-midi, juste après notre dernière heure de conversation à Tibet Charity, nous partons prendre notre car, deluxe lui aussi (mais là, il ne semble pas y avoir le choix). Phuntsok nous a dit de l’attendre à l’arrêt de bus, pour qu’il nous dise au revoir. Après avoir mis nos bagages dans la soute, nous le voyons arriver, deux écharpes blanches traditionnelles à la main. Il nous les passe autour du cou, pour nous souhaiter un bon voyage. Nous sommes très touchés et émus. Nous discutons avec lui au bord de la route jusqu’à notre départ. Décidément, notre séjour à McLeod restera inoubliable.

Nous embarquons aux côtés d’autres passagers rentrant ou partant à Delhi. Le voyage va durer 12 heures, jusque dans la matinée. La route descend en lacets et le chauffeur n’est pas des plus délicats. La dame devant nous, qui voyage avec sa fille, est malade durant tout le trajet. Nous parvenons un peu à dormir, malgré la conduite brusque du chauffeur. Benoît a mal au ventre. La route semble longue. Nous nous arrêtons pour manger dans un restaurant particulièrement grand et moderne au bord de la route, dans un petit village. Puis divers arrêts sur des sortes d’aires d’autoroute, à diverses heures de la nuit. Le car roule vite sur l’autoroute.

Nous arrivons aux abords de Delhi très tôt le matin. Grandes avenues. Les gens se rendent au travail en voiture, en rickshaw ou en train (les gares en bordure de la ville semblent prises d’assaut). Certains dorment sur les terre-plein centraux, à même le sol ou sur des sommiers traditionnels. Nous contournons la ville. Le car nous laisse au beau milieu d’un quartier résidentiel, à proximité de CP. Des rickshaws attendent, heureusement. Nous repartons pour l’hôtel où nous étions restés à l’aller. Nous n’aurons besoin de la chambre que pour la journée, vu que nous repartons le soir-même pour la France. On nous donne une chambre sur le toit-terrasse, très agréable malgré la chaleur. Nous prenons quelques douches froides dans la journée et nous avachissons devant la télévision pour regarder des séries américaines. Nous mangeons sur la terrasse. La nourriture et les boissons sont douteuses…

Le soir, le gars de la réception nous organise un taxi pour nous accompagner à l’aéroport. Il y a beaucoup de monde. La sécurité a été renforcée après les attentats de Bombay. Nous n’avons pratiquement pas l’occasion d’attendre, tant il faut faire la queue et passer des contrôles.

Nous nous installons dans l’avion, où nous retrouvons le confort moderne avec nos écrans incrustés dans le siège devant nous…

Home sweet home

Retour en Occident moins impressionnant que la première fois, où nous rentrions d’un mois dans le sud de l’Inde pratiquement sans avoir croisé d’occidental. Le confort extrême semble, comme toujours, être l’eau potable qui coule du robinet…

Au bout de quelques jours, nous tombons malades. Le jus que nous avons bu à Delhi était vraisemblablement, comme nous l’avions soupçonné, coupé à l’eau du robinet… Benoît d’abord : fièvre et mal au ventre. On pense au palu, bien qu’il n’y ait que peu de chance qu’on ait croisé la route d’un moustique infecté. Traitement d’appoint. Quelques jours plus tard, c’est au tour d’Aude : fièvre, diarrhée etc. Benoît développe les mêmes symptômes. Autant dire que nous passons une semaine d’enfer… Mois d’août oblige, nous voyons à chaque fois un médecin différent. Tous hésitent à nous prescrire des antibiotiques quand nous leur disons que nous rentrons d’Inde. Traitement d’appoint bis. Il fera effet un temps. Benoît rechute et se fait prescrire des antibios, enfin. Nous partons dans le Médoc, chez les parents d’Aude. Benoît est guéri, Aude rechute : il lui faut des antibios !! La remplaçante du médecin local lui en prescrit, plus des analyses qui, mois d’août oblige (eh oui !), ne seront disponibles que quinze jours plus tard. Résultat : staphylocoque doré et mycose intestinale… Sympa ! Un souvenir dont on se serait bien passé (il faudra un mois de traitement pour que tout rentre dans l’ordre), mais nous avons eu de la chance que cela ne nous gâche pas notre séjour. Et cela a permis de répondre à la question que nous nous posions depuis le départ : que risque-t-on d’attraper en buvant un verre d’eau du robinet en Inde ?!

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