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Trek dans le parc national d’Hemis

Organisation Wangchuk est un homme très sympathique, toujours le sourire, et hyper compétent. Son anglais est parfait. Cela faisait plus de six mois que Aude était en contact avec lui via messagerie électronique, pour organiser le trek. Son agence figurait sur le site du Snow Leopard Conservancy, trouvé par hasard en cherchant un système de trek avec nuitées chez l’habitant. Pas évident d’organiser un trek sans muletiers, cuisiniers et tente. Grâce à Wangchuk et à l’organisme de protection du léopard des neiges, nous avons pu échapper à l’option « caravane ». Cet organisme est fondé sur un constat simple : le léopard décime les troupeaux ; les bergers chassent le léopard ; le léopard est une espèce en voie de disparition ; si les familles avaient une autre source de revenus (en louant des chambres aux trekkers, par exemple) et suivaient une formation sur la préservation de l’environnement, elles laisseraient le léopard tranquille. De nombreuses familles dans la vallée de la Markha et dans le Parc National d’Hemis ont opté pour l’ouverture aux touristes. Elles proposent des chambres, de l’eau bouillie et filtrée, les repas. Cela permet de découvrir la vie des ces gens qui vivent dans des endroits très isolés. Il y a toujours quelqu’un dans la maison qui parle un peu l’anglais. Quelques jours avant le départ, Wangchuk revoit avec nous les derniers détails. Nous ferons le trajet, à cheval sur deux treks connus (un bout le la vallée de la Markha, un bout de celle du Zanskar), en sens inverse de celui habituellement pratiqué par les trekkers (initialement parce que le premier jour aurait été trop difficile : pas de possibilité de loger chez l’habitant et donc de couper l’étape en deux… mais nous ne passerons en fin de compte pas par ce chemin, qui a l’air décidément trop difficile, même en descente). Il nous donne une carte avec le descriptif de l’itinéraire, qui complètera bien ce que nous avons préparé en France (pour chaque étape : temps de marche estimé, dénivelé, principales bifurcations, directions etc.) et les billets avec le nom de nos hôtes qui nous serviront à prouver que nous avons bien réservé la nuitée (certaines maisons n’offrent qu’une chambre aux trekkers et n’acceptent donc pas ceux qui se présentent sans réservation) : il n’y a pas de moyen de communication entre ces vallées reculées et Leh. Nos sacs allégés au maximum (nous avons laissé le surplus à la guest-house, dans la cave de la douce et souriante Amma), nous partons pour cinq jours de trek. Trois litres d’eau par personne, des vêtements de rechange, un chapeau, de la crème solaire (il fait chaud, même à cette altitude et, étonnement, même la nuit), les cartes, l’itinéraire, la boussole. C’est le frère cadet de Wangchuk, qui a l’air tout aussi sympa mais ne parle pas anglais, qui se charge de nous conduire au départ du trek dans son 4×4 neuf.

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