© 2006 Aude & Benoît. All rights reserved.

Vélo-rickshaw

Un conducteur de vélo-rickshaw est toujours prêt à vous offrir ses services. Même quand il dort, en guenilles, sur son outil de travail, en travers de la banquette ou les pieds sur le guidon. Même s’il est vieux, que son vélo n’a pas de vitesses, qu’il semble qu’il ne pourra jamais le mettre en branle. Même si vous voulez aller à l’autre bout de la ville, qu’il ne sais pas où est Connaught Place (ni ce qu’est exactement Connaught Place, pourtant figurant sur les guides touristiques comme centre de la ville, avec ses immeubles et son World Trade Centre…) et que vous marchandez le prix de la course. Même si les passants et les autres rickshaw-wallahs se moquent de lui quand ils voient qu’il aspire à prendre des occidentaux sur son carrosse rouillé. Le conducteur de vélo-rickshaw est au bas de l’échelle de la caste. Son véhicule ne lui appartient pas. Il le loue à un prix exorbitant. Il es vieux, maigre. Quand il se met debout sur les pédale pour peser de tout son poids et tenter de faire avancer le vélo et son chargement d’un demi-centimètre, on a envie de descendre et de pousser. On est gêné, même si on se dit qu’on lui fait gagner une course, même si on le paie le double du prix marchandé.

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publiée sur le site.
Champs obligatoires:*

*

5 × deux =