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Vers Dharamsala

Nous redescendons en ville, récupérons nos sacs (et notre linge, qui a miraculeusement séché) et nous dirigeons vers la gare routière. Nous arrivons en avance, cela vaut mieux. Le bus ressemble à un bus de ville quelconque. Dire que nous nous embarquons pour dix heures de trajet de nuit ! Nous sommes dans les premiers à nous installer. Le contrôleur s’occupe de nous et nous trouve une place où nous pouvons nous asseoir et caser nos sacs (c’est mieux que de les mettre sur le toit…). Nous sommes près de la porte, qui ne se ferme pas. Lieu de passage en perspective ! Deux allemands, dont un parle très bien le français, sont derrière nous. Le reste des passagers sont des Indiens. Le bus n’est pas complet au départ, mais devient vite bondé au fil des arrêts.

La route est droite mais chaotique le long de la Beas. Nous voyons défiler des villages. La route est bordée de magasins en tous genres : épiceries, quincailleries, marchands de literie etc. La nuit tombe. Aude a mal à l’estomac, comme cela lui arrive parfois. Le Spasfon fait peu à peu son effet. Nous sommes ballottés, les gens montent et descendent devant nous. Autant dire que nous ne dormons pas des masses. Au fur et à mesure que les passagers montent, il ne reste plus de place assises.

Certains restent debout près de nous, d’autres parviennent à partager un siège à deux ou trois, comme savent si bien le faire les Indiens. Le bus s’arrête pour que l’on puisse boire un thé et manger. Le contrôleur, sympathique, a l’air de nous proposer de la drogue. Nous n’arrivons pas à comprendre ce qu’il veut nous dire, mais il nous fait de grands sourires entendus. Nous sourions en retour, ne sachant que penser.

Certains passagers dorment dans des positions improbables : la tête sur le dossier du siège de devant, le haut du corps à angle droit, penché dans l’allée centrale. Vers une heure du matin deux jeunes, qui n’arrivent vraisemblablement pas à dormir et s’ennuient, se mettent à chanter. Tout cela nous paraît surréaliste. Fou rire. C’est sympa de reprendre les transports publics… mais pas tous les jours !

4h30 du matin. Arrivée à Dharamsala. Confusion avec les Allemands sur la destination finale : ils pensent que le bus va à McLeod Ganj (Upper Dharamsala, à une dizaine de kilomètres au dessus), où nous nous rendons. Nous remontons donc dans le bus… qui va en fait à Dalhousie sans faire le détour par McLeod. Branle-bas de combat : le bus s’arrête en plein milieu de la route et nous redescendons. Au même moment, un bus arrive d’en face et s’arrête pour nous remonter à la gare routière. Nous perdons les Allemand, occupés à récupérer leurs bagages sur le toit.

Nous trouvons un taxi qui nous monte à McLeod et nous annonce un prix exorbitant. Pas moyen de négocier à cette heure-ci. Il fait encore nuit, tout est fermé. L’hôtel que nous visions est complet. Nous allons frapper au rideau de fer d’autres hôtels, jusqu’au plus luxueux. Rien à faire, ils sont soit fermés, soit complets. Nous commençons à paniquer un peu. Nous finissons par trouver une guest-house tout à fait sympathique. Nous allons nous coucher, rassurés, à 5h30.

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