Ce que vous ne verrez pas…

Après Nelson, direction Marahau, porte d’entrée du parc national Abel Tasman, petit bijou de la côte nord. Pour le visiter, on peut soit parcourir à pied les 50 bornes de sentier balisé (avec nuités sous la tente ou dans des petits refuges au bord des plages), soit se faire déposer sur un plage par l’une des navettes maritimes qui sillonnent le coin. On opte donc pour la version navette : arrivée sur une plage, balade de deux-trois heures sur un bout du sentier, retour à partir d’une autre plage.

Et là, Aude fait la bourde de l’année : elle oublie l’appareil photo dans le camping car. Non ! Eh ben si ! Ca, c’est un coup à se flageller pendant tout le reste du séjour… En plus, évidemment, il faisait super beau. La journée idéale, quoi.

Bref, voici en quelques mots ce que vous ne verrez pas en photo et que l’on ne gardera que dans nos souvenirs (c’est pas mal, aussi… on se console comme on peut…). Si vous vous demandez vraiment à quoi ça ressemble, allez voir sur Google Images !

Imaginez, donc, un sentier (genre « sentier des douaniers ») qui passe au coeur d’une forêt tropicale et plonge parfois vers des anses au sable blanc et à l’eau turquoise. C’est le paradis des randonneurs mais aussi des kayakistes, la mer étant très calme. On commence par Torrent Bay, où la marée haute remplit une lagune limpide bordée par un cours d’eau qui chante sur des pierres rondes, jaunes et ocres. Il y a quelques petites maisons de vacances sur la plage. Ca fait rêver… C’est calme, il y a un gars qui pêche, des oiseaux qui nichent sur la plage (un peu sur la défensive quand on s’approche, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus, ils ont de longs et fins becs rouges… On passe notre route, l’un d’entre eux à nos trousses).

On prend le sentier, on s’arrête pour pique-niquer au bord de la lagune. Balade très agréable dans le sous-bois et arrivée sur la belle Anchorage Bay, où nous passons du temps avant l’arrivée de la navette. Là, Benoit découvre que, dans cette partie du monde, on peut passer une demi-heure sur la plage avec de l’écran total et quand même bronzer. Samuel est tartiné de la tête au pied et sous le parapluie (heureusement, il y a quand même des arbres qui font de l’ombre). Le seul bémol, c’est que le vent est quand même très frais. Trop frais pour se baigner, même si l’eau est à 19°. Etrange sensation de se faire rôtir par le soleil et d’avoir froid en même temps.

Retour à bon port après une chouette journée.