Géothermie

Après s’être débattus avec une connexion internet douteuse (on peut pas compter sur McDo, c’est bien connu…) et s’être rabattus sur le bar attenant au camping (et où Lindal a exposé sa collection de photos des All Blacks de 1887 à nos jours), nous voilà partis à la recherche de la source thermale du coin. Quand on lui demande par où passer, la femme de Lindal nous dit : « Tournez à gauche en sortant de la ville. Si vous arrivez à la prison, c’est que vous êtes allés trop loin ». On évite la prison et on se gare devant un ensemble de bains, fait de bric et de broc, dont s’échappe une forte odeur de soufre. On y va à tour de rôle (il faut bien garder Samuel !). Il n’y a personne. Seul un jeune à l’accueil, qui à l’air de s’emmerder royalement et qui écoute de la pop locale en chantant par dessus la radio. Chaque bassin a un nom et une température (de « Baby » à « Bull dog », on vous laisse deviner la gradation…) et tous sont SUPER CHAUDS. La vache ! Ca, c’est du bain pour All Black à la peau tannée par des années de mêlées et plaquages. Les moins chauds (31 et 34°) sont presque trop froids, mais les plus chaud (de 45 à 51) font plus penser à un court-bouillon qu’autre chose. Comment font les gens pour s’y baigner ? Un groupe de gars passe pour goûter l’eau, et elle leur paraît tout à fait normale. Il y a même un bain (à 50°… 50° !!) qui s’appelle « Favourite », ce qui laisse penser que tout le monde l’adore. Benoit revient en demandant si on a de la Biafine pour son pied (au-delà de 34, il n’a fait que tremper l’orteil) et Aude s’arrête à 42. Ca détend quand même pas mal…