La dolce vita

Deux derniers jours à Melbourne après la Great Ocean Road. On continue notre visite du centre ville, décidément très agréable à vivre. Samedi. On fait quelques courses, puis on prend un train de banlieue pour aller rendre visite à Andrew, Mia et leur petite Hazel qui a deux mois. Andrew est l’un des étudiants qui est venu en échange en BTS à Jean Perrin. Ils habitent une maison typiquement australienne, en bois, dans une banlieue sympa. On passe un après-midi très agréable, à discuter et manger des gâteaux. Hazel ne fait pas encore ses nuits, elle tète toutes les trois heures… On compatit (et on est très contents de ne plus en être là !).

Il fait une chaleur étouffante, le temps est à l’orage. Le déluge arrive, finalement, mais dans la nuit.

Le dimanche matin, on va au Queen Victoria Market, halle où se presse beaucoup de monde pour y faire le plein de fruits et légumes, fromages, poissons, antipasti et autres salamis. Les étals sont superbes, tout est super appétissant. S’il faisait beau, on aurait pris quelques provisions pour un pique-nique au bord de la rivière. Au lieu de ça, on se replie sur une petite cantine malaysienne très typique : valse des petites marmites où bouillonnent sauces ultra épicées, tofu frit, nouilles interminables et quelques mets incongrus (estomac de porc… euh, on n’a pas essayé…). Ils font eux-mêmes leur lait de soja, servi chaud et bien mousseux : excellent. Ainsi réchauffés, on profite d’une éclaircie pour aller du côté de la rivière. Promenade dans les jardins (ils sont presque aussi grand que le centre ville sur l’autre rive). Et on se dit qu’on vivrait bien à Melbourne, avec ses petites lanes (ruelles) ornées de graffiti et aux terrasses très européennes. Ils font un café d’enfer, dont la force peut sans problème concurrencer les espresso italiens.

En fin d’après-midi, on rejoint Kerry et Graham pour boire un coup au bord de la Yarra. Kerry est la prof de français qui a préparé Andrew et les autres étudiants à l’échange. Aude avait sympathisé avec elle il y a deux ans. Elle fait de la recherche en communication interculturelle et a des liens avec la fac à Montpellier (le monde est petit…). Malgré le froid (après la chaleur des derniers jours, on a ressorti les pulls. Apparemment, c’est monnaie courante ici…), on s’installe en terrasse. On discute et on a la confirmation que la vie est très sympa à Melbourne (il y a des tas de festivals de films du monde entier, notamment). Il faudra y revenir…