Le grand départ

Heureusement qu’on avait fait les sacs la vielle, car on arrive au camping éreintés par cette journée bien remplie. Il nous reste quand même quelques finitions, mais on a quand même l’occasion de se faire un dernier barbecue arrosé de quelques bières. Dernière nuit dans le camping car qui va bien nous manquer…

 Le lendemain, c’est le grand départ. Après avoir eu peur d’arriver encore en courant à l’arrache à l’aéroport, on est finalement très en avance. L’aéroport « international » de Cairns est minuscule, mais on passe le temps en faisant un tour dans les quelques boutiques et en jouant avec Samuel. On vole sur Jet Star, la compagnie low cost de Qantas. Tout est payant à bord, mais Kate, notre agent de voyage à Londres, nous a réservé des places avec un statut spécial et on a un repas inclus (enfin, « repas » est un bien grand mot et ceux qui trouvent la bouffe d’avion dégueulasse et n’ont jamais volé sur Jet Star n’ont encore rien vu !).

Notre destination : Singapour, via Darwin. C’est pas commun comme trajet (enfin, apparemment si) et on redoutait les trois heures d’attente à Darwin, mais en fait la coupure fut bienvenue. Premier vol un peu difficile : Samuel, trois mois de plus qu’au départ, tient plus difficilement en place (heureusement qu’on a un siège de libre à côté). Parce que Monsieur, maintenant, non seulement se tient assis mais aussi se met debout tout seul et gigote dans tous les sens. Et justement, au moment où on veut le détacher pour le faire jouer sur le siège libre, on se tape une turbulence imprévue qui nous fait décoller de nos sièges. Le coup de stress ! Aude flippe et n’ose plus se lever du voyage.

Et c’est pas fini ! Après une pause agréable à Darwin (on reste en salle de transit, mais Samuel peut bien jouer pendant qu’on lit ou qu’on écoute de la musique, et il se fait même un copain sur la fin), on décide de le faire manger après le décollage pour Singapour. On a pris des petits pots, dont un nouveau (mais avec des ingrédients qu’il connaît). Et là, au milieu du repas, il se met à hurler, puis à s’étouffer. Aude le voit déjà en train de faire une réaction allergique et un oedeme. Benoit lui sort la nourriture de la bouche. Finalement, on ne saura pas ce qu’il a eu. Il était certainement fatigué et il s’est énervé en mangeant. Après cette mésaventure, il s’endort d’un coup et ne se réveillera qu’à l’atterrissage, ce qui nous permet de dormir aussi. On n’est pas mécontents d’arriver !

A Singapour, tout se passe comme sur des roulettes : pas de file d’attente à l’immigration, les bagages arrivent tout de suite et on bénéficie d’une file « famille » pour le taxi, ce qui nous fait gagner une bonne demi heure. Super accueil à l’hôtel, une petite pension à l’allure coloniale dans le quartier de Little India. Il est 22h passées. Samuel se recouche sans trop de problème et nous on tombe de fatigue.

One Comment

  1. Nathalie

    Ben dites donc, on en trouve des jolis souvenirs dans les boutiques duty-free de l’aéroport (de Cairns ou de Darwin?)! Quand même, entre la photo de Samuel à bord du vol transatlantique et celle-ci, quel changement! Pas étonnant qu’il veuille se mettre debout sur ses gambettes, le petit globe-trotter. D’ailleurs, allez, donnez lui un sac à dos, il va finir la boucle à pied! Quel périple tout de même! Chapeau!