On the road again

Le lendemain, départ pour la Great Ocean Road, route côtière incontournable quand on visite la région. On a loué une voiture avec un grand coffre pour mettre tout notre bardas. Le coffre est en effet immense, mais c’est une voiture très (trop) sportive… on voulait pas forcément une voiture qui passe de 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes…). ! On part donc à bord de notre bolide. Samuel est tout content de voyager de face (une première ! il est maintenant assez grand). Une petite heure de route et on est déjà sur la côte. Premier arrêt à Torquay pour un fish and chips excellent (le poisson est du barramundi sauvage, un régal !) pris sur la pelouse en haut de la plage. Il fait chaud (plus de 30°), c’est l’été ! Il y a un peu de monde sur la plage et dans l’eau (l’océan est très calme). Sébastien nous avait dit que l’eau serait à 14 (en même temps, il est réunionais…), donc on était un peu réticents, mais en fait elle était bonne (environ 19).

On décide quand même de poursuivre notre route et de s’arrêter plus tard pour se baigner. La plage suivante, c’est la mythique Bell’s Beach, haut lieu du surf mondial (pour ceux qui ont eu la « chance » de voir Point Break, c’est la plage où se passe la dernière scène, avec la vague énorme).

La route est superbe, on longe une diversité de plages : de la crique rocailleuse entourée de falaises à la longue anse de sable orange. Et à droite, la forêt. Les arbres sont habités par des colonies de cacatoès. On voit aussi des perroquets rouges et bleus et d’autres roses et gris. On repère une plage qui a l’air sympa. Il y a même de l’ombre pour se garer, indispensable. Le plage est très belle et ça fait du bien de se baigner. En revanche, on se fait attaquer par des hordes de moucherons en voulant se mettre à l’ombre des arbres et, petit à petit, le temps se gâte.

On évite l’averse de peu et on repart pour Apollo Bay, une petite station balnéaire où on a réservé une chambre dans une auberge de jeunesse (que l’on appelle « backpacker » ici, c’est à dire un endroit où s’arrêtent les gens qui voyagent sac au dos).

On arrive en début de soirée. L’endroit est super sympa : c’est en fait une maison   avec trois chambres, salle à manger-cuisine et salle de bains communes. La déco est très rétro, on se croirait chez des grands-parents (limite si la table n’est pas en Formica !). D’ailleurs, c’est un gars plus tout jeune qui tient ça. Les lits sont ultra mous, mais à part ça, c’est très confortable et agréable : il y a des canapés sur le porche, un jardin etc.

Petit déjeuner sur le front de mer le matin. On décide de passer la journée à continuer d’explorer la route et de trouver une chambre pour ce soir.

La route quitte la côte un moment et on se dirige vers le cap Otway, où il y a un beau phare. Sur la route, on voit des gens arrêtés sur le bas-côté qui regardent en l’air : il y a des koalas dans les arbres. On s’arrête nous aussi et ils nous en pointent un du doigt. Sur ce, d’autres gens arrivent en sens inverse et nous disent de continuer plus loin car il y en a plein que l’on peut voir de beaucoup plus près. C’est ce qu’on fait, donc. Et en effet, on découvre la forêt aux koalas. Il y en a partout, on ne sait plus où donner de la tête. Certaines ruminent leurs feuilles d’eucalyptus ou se déplacent un peu, mais la plupart sont shootés et dorment avachis comme de grosses loques ou en boule (on se demandent comment ils font pour ne pas tomber. Leurs griffes doivent rester serrées autour des branches même quand ils dorment). On en entend même un pousser un cri, ça ressemble un peu au sanglier !


Heureusement qu’on a pu voir ces koalas, parce qu’on n’a pas visité le phare. On ne l’a d’ailleurs même pas vu : 17,5 $ (environ 15€) pour s’en approcher. Ils abusent. A ce propos, on trouve tout super cher en Australie. D’une part, le taux de change n’est pas du tout à notre avantage (il y a deux ans, on pouvait tout diviser par deux, là, on ne gagne que 20%). Et en plus ils ont mis en place une sorte de TVA qui a fait flamber les prix en quelques années. Par rapport à la NZ, ça nous change : on avait pratiquement deux dollars néo-zélandais pour un euro et les prix en dollars étaient souvent proches de ce qu’on aurait payé en euro, voire moindres. C’était donc comme si on avait -50% sur tout…

Nous voilà ensuite arrivés aux Douze Apôtres (enfin, il en reste moins : certains ont été tellement érodés qu’ils se sont écroulés dans la mer). C’est un peu le Etretat local. Il se met à pleuvoir mais on arrive à visiter entre deux averses. La vue est superbe. On n’a pas le droit de descendre sur la plage, mais tant mieux finalement : le paysage paraît vierge de toute présence humaine. Les falaises sont ocre, l’eau est bleu turquoise, la végétation est rase. On voit le travail d’érosion se faire sous nos yeux : les vagues grignotent petit à petit les apôtres à leur base. Des fissures verticales se créent. La pluie et les embruns font le reste du boulot…

En route, on a réservé une chambre dans un backpacker à Port Campbell, jolie petite station balnéaire. On y arrive en fin d’après-midi et on est accueillis par Mark, le proprio. Comme à Apollo Bay, c’est en fait une maison. Mais là, la déco est beaucoup plus jolie ! Ca donne envie d’y passer quinze jours. En plus Mark est super sympa. Accueil à l’Australienne : « Servez-vous dans les placards et le frigo. Vous voulez un verre de vin ? Du fromage et des crackers ? Vous voulez pas une carotte pour Junior ? Si j’avais son âge et les dents qui poussent, j’aurais bien envie de mordiller une carotte ! ».

Dommage qu’il n’y ait pas de connexion internet (ça retarde d’autant la publication de cet article !). Mais ça n’empêche pas Samuel de s’essayer aux mails…

One Comment

  1. Padovani

    Salut vous trois,
    il y a des photos et des lieux qui me rappellent de bons souvenirs.
    Je pense que ce doit être plus agréable en été qu’en hiver.
    Adrien est ravi de revoir son ami le koala et commence à nous dire qu’il aimerait bien retourner en Australie.
    Bonne route pour la suite.
    Marc