Pas de bon point pour le lac

Après la nuit à Cambridge, un petit déjeuner à l’anglaise s’imposait. Les triglycérides chargés à bloc, nous prenons la route vers Matamata (voir « Wellywood »). Paysage bucolique, collines volcaniques verdoyantes parsemées de moutons et agneaux.

Nous nous remettons rapidement au volant, car un long trajet nous attend jusqu’au lac Taupo. Arrivés près du but, on constate l’activité géothermique impressionnante du coin : les centrales électriques carburent à la chaleur souterraine ici, la Nouvelle-Zélande ayant dit « non » au nucléaire sous quelque forme que ce soit.

Avant d’arriver au lac, passage par les chutes de Huka : la rivière la plus longue du pays prend sa source dans les montagnes avoisinantes et sort du lac Taupo par un goulet d’étranglement qui rend le débit impressionnant. Les chutes ne sont pas spectaculaires de par leur hauteur mais par la quantité d’eau qui y transite (cinq piscines olympiques à la minute, dit un panneau explicatif…).

Autre pause intéressante : un centre dédié au miel sous toutes ses formes, où on peut observer une ruche vue en coupe grâce à une vitre (ça intrigue Samuel, toute cette activité) et acheter toutes sortes de produits (y compris une glace au miel des plus crémeuses…). Le produit phare de la NZ est le miel de manuka, un arbre du coin, qui a des propriétés antiseptiques (entre autres, un peu comme la propolis). Ca se mange, bien sûr, mais ils en font aussi des crèmes pour le visage. On fait quelques provisions et on reprend la route, cette fois-ci jusqu’au lac.

La petite ville de Taupo est très touristique et le lac immense (c’est le plus grand du pays). Mais l’ensemble est assez décevant quand il fait trop froid pour s’y baigner ou qu’on ne fait pas de voile. On cherche pendant un moment une plage où l’eau est sensée être plus chaude parce qu’une source thermique s’y déverse… Mouais…

On est aussi déçus par la vue du lac : il y a certes des montagnes enneigées autour, mais elles sont loin et le lac est trop grand pour pouvoir avoir un beau point de vue. Donc on aurait peut-être dû se passer de cette étape, d’autant qu’on commence à se dire qu’on n’arrivera jamais à faire tout ce qu’on avait plus ou moins prévu. On voulait au départ passer plus de temps sur l’île du sud que sur l’île du nord et c’est en train d’être compromis… Mais bon, on prend notre parti de Taupo, en se mangeant un bon curry thaï au bord du lac : Benoit a trouvé un coin idéal pour passer la nuit en camping sauvage, au bout d’un chemin qui mène au rivage. On s’installe donc, tranquille : une chambre avec vue à l’oeil pour la nuit.