Sable noir

On reprend la route vers le sud ouest. Ca prend du temps : les routes sont assez sinueuses et on ne va pas très vite. On arrive à Muriwai, plage de sable noir à l’ouest d’Auckland. Le camping est juste derrière la dune. La mer est déchaînée et le coucher de soleil superbe. Reflets sur le sable mouillé. Et, oui, toujours du vent. On rentre vite baigner et coucher Samuel. On entend le bruit des vagues depuis notre lit. Le camping est quasi vide : il y a quelques caravanes installées à l’année (pots de fleurs et barbecue, hippocampes en céramique accrochés à la façade) mais qui ne doivent être occupées que le weekend et les vacances.

Le matin, petit déjeuner rapide (pour une fois !) et balade sur le chemin côtier. Il y a une colonie de « gannets » à proximité (on a leur nom en anglais, mais pas en français). Arrivés sur place, on voit que ce sont des fous de bassan (ça sert à ça, d’avoir regardé Thalassa pendant trente ans !). Ils viennent là pour nicher, la falaise et les îlots alentours en sont pleins. C’est l’époque des parades amoureuses. Ils sont superbes. On passe de temps à les observer (de très près grâce au sentier). Cherchant à s’approcher de l’un d’entre eux qui s’était posé à l’écart, Benoit et Samuel se font poursuivre et on se carapate illico. C’est que c’est gros, comme bestiole !

Des routes toujours plus sinueuses nous mènent à la plage de Piha. Paradis du surf et de la vie douce. Super petit café de surfeurs (muffins salés et sucrés du tonnerre). La plage est grandiose. Un énorme rocher, que l’on gravit par des escaliers, la coupe en deux et, tout autour, on voit des collines à la végétation luxuriante. Vert des arbres, noir du sable et bleu de l’eau. Parmi les maisons  en bois sur la plage, on en repère une ou deux pour notre prochaine vie…

L’étape suivante est non moins superbe (mais pas habitée) : Karekare (après Kawakawa hier…). C’est la plage où a été tournée la fameuse scène de La Leçon de piano où ils débarquent le piano. Pour y accéder, on se gare sur un petit parking, puis on traverse une rivière (où, selon le Lonely Planet, on devait avoir de l’eau jusqu’aux chevilles… disons plutôt jusque mi-cuisses…) et on longe les dunes. La plage est spectaculaire car très large (surtout que là, c’est marée basse). Les éléments sont déchaînés. Pas étonnant que ces plages sont des lieux sacrés pour les Maoris.

Revigorés par ce bol d’air et d’iode, nous mettons cap au sud. On retrouve l’autoroute presque avec plaisir : les virages serrés pris à 20 km/h commençaient à nous peser (surtout qu’Aude a failli dégommer une voiture garée sur le côté et un panneau de signalisation). On roule donc à bonne allure et on atteint Cambridge en début de soirée, pour une étape avant la reprise vers le Lac Taupo.

One Comment

  1. OPA

    la nature est superbe , auriez-vous découvert le paradis ?
    vous nous faites rêver…
    bises à tous les 3
    OPA