Sur les pas de John Wayne

Départ de New York lundi matin, toujours sous le soleil. Entre les divers trains, on met du temps à arriver à l’aéroport et on arrive juste à temps pour prendre de quoi manger pour le vol (les compagnies américaines, même régulières, ne servent pas de repas gratuit à bord) et embarquer. Pas de berceau cette fois-ci (alors que le vol dure presque aussi longtemps que le transatlantique). On sympathise avec la dame à côté de nous, une francophile (comme beaucoup d’Américains) qui a appelé son fils Jean-Marc et lit L’Elégance du hérisson. On trouve vraiment que les gens ont la conversation facile, ici. Tout le monde papote avec son voisin dans l’avion. Le vol se passe bien, finalement, Samuel se fait une heure et demie de sieste (ce qui nous donne l’occasion de dormir un peu aussi !). Du coup, on arrive à décaler déjà ses repas, en prévision du décalage horaire avec Los Angeles (3h).

Arrivée à LA en début d’après-midi. Temps californien : soleil radieux et air doux. On va récupérer notre voiture (une Chevrolet super confortable) et on a juste le temps de voir quelques palmiers et le signe d’Hollywood dans le lointain que l’on prend déjà la route pour la Vallée de la mort. On s’engage sur une méga-autoroute (deux fois sept voies !!) où les embouteillages font déjà rage à 15h ! On met du temps à sortir de la ville, en croisant au passage des endroits mythiques pour les cinéphiles (Mulholland, etc.).

A peine sortis de la mégalopole, on se retrouve dans un paysage désertique. Plus on s’avance vers le nord, moins il y a de monde. On s’arrête en route pour un repas au summum du glamour dans un McDo de bord de route (y’a pas à dire, au pays du burger, le McDo c’est vraiment dégueu : trop sec, trop salé). La route est longue. On arrive vers 21h, mais comme il fait nuit tôt  et avec notre décalage horaire, on a l’impression qu’il est minuit passé. Les derniers kilomètres sont durs. Samuel, lui, après avoir braillé pendant la première partie du trajet, a commencé sa nuit après avoir mangé sa bouillie du soir au McDo.

Première étape de notre road trip, Lone Pine, Californie. Un petit village avec une rue principale, on se croirait dans un film. D’ailleurs c’est un haut lieu du cinéma qui a accueilli plein de tournages et d’acteurs de western. On descend à l’hôtel Dow Villa, décor aux affiches de ciné, photos d’acteurs qui sont passés par là, moquette et couloirs à la Shining. Chambre merveilleusement vieillotte et lit king size super moelleux. On tombe de fatigue. Heureusement, Samuel est devenu le roi du décalage horaire et fait sa nuit jusqu’à 7h le lendemain comme qui rigole (on n’en revient toujours pas !).