Sur les pas des bagnards

La Tasmanie est avant tout connue pour ses diables, mais aussi parce qu’elle a été un bagne. Au XIXème, elle s’appelait Van Diemen’s Land et abritait le bagne de Port Arthur, où les pires criminels (et les autres) étaient envoyés. L’étroit isthme qui relie l’endroit à la terre était gardé par des chiens féroces… Une fois leur peine purgée, ils s’installaient dans des petits villages aux airs d’Angleterre qui bordent la route principale. Tout autour, c’est la campagne australienne, avec ses herbes jaunes et ses eucalyptus. Dans les villages, ils ont planté des arbres européens (merci pour les allergies saisonnières…) et installé un peu de familiarité dans ce grand pays inconnu et sauvage.

Nous visitons Richmond et son pont (le plus vieux d’Australie), Ross et Oatlands et son moulin récemment réhabilité. Les villages consistent en une rue principale bordée de maisons et de magasins (sensés être traditionnels, mais les antiquités ont laissé place aux attrape-poussières made in China). Il y a de nombreux magasins et maisons à vendre, on sent que le coin ne déborde pas d’activité… Mais les vieux bâtiments sont beaux et paraissent exotiques au milieu du bush.