Sur les pavés, le camping

A Wellington, ils ont inventé un nouveau concept : le camping urbain. Un parking entre le port de commerce et la voie rapide à l’entrée de la ville. Un bloc sanitaire où l’on entre grâce à un code. Emplacements avec électricité. Mais il n’y a pas d’endroit pour vider nos eaux usées. On part donc sur la voie rapide à la recherche d’un lieu indiqué par la municipalité. Après une certaine errance dans une zone industrielle, on arrive enfin à vider notre réservoir (qui commençait à sérieusement déborder sur le parking… oups…).

Au début, ça fait bizarre. C’est sûr que ça n’a rien à voir avec le camping sauvage de bord de lac de la veille. Mais, malgré le bruit de la route (qui finalement est très supportable, d’autant que c’est le weekend : on échappe donc à la circulation des heures de pointe), on se rend rapidement compte des avantages. Prix modique (environ 25 euros la nuit. Pour une capitale, c’est pas mal, non ?!). Proximité inouïe du centre : une fois le char parqué, on fait tout à pied. L’embarcadère des ferries pour l’île du sud est sur le parking d’à côté (ça tombe bien, c’est notre prochaine étape).

On a donc, comme beaucoup (l’endroit est en permanence complet), adopté le concept. Et puis, c’est trop drôle de se dire qu’on est en plein coeur de la capitale du pays et de voir des gens se trimballer la trousse de toilette sous le bras et la serviette sur l’épaule. Finalement, on n’est pas si loin des Flots Bleus que ça…