Sydneïdoscope

Mercredi : le moment du départ a sonné. On quitte la banlieue balnéaire pour retrouver la ville. La caravane et toute la compagnie vont nous manquer… Pour fêter notre départ, on a fait une soirée sushi. Cela dit, on revient déjà vendredi pour faire un rappel de vaccin à Samuel chez le médecin de famille de Claire (et on en profite pour passer la journée à la plage tous ensemble).

A Sydney, on loge chez Lara, qui nous laisse son appartement pendant qu’elle est en vacances. On est dans le quartier de Paddington, sur la très longue Oxford Street (gay au nord, bobo au sud). L’appartement est typique, dans une de ces terraced houses aux balcons de fer forgé qui étaient des taudis au début du XXème et se sont sacrément embourgeoisées depuis. L’endroit rêvé pour passer une semaine en ville.

Aude reprend ses repère et fait office de guide. Premier passage obligé : le port, son pont et son opéra. Ce dernier est beaucoup plus impressionnant de loin, quand ses voiles scintillent au soleil et que l’on a une vue d’ensemble. Ils y passent malheureusement pas mal de spectacles autres que des opéras (ils ont l’air de manquer de public et les seuls spectacles classiques sont, pour le coup, hyper classiques et grand public…), mais il y a un programme de conférences intéressant. Petit tour ensuite sur la rue commerçante de Pitt Street (après tout, c’est les soldes !).

Samedi : jour de marché dans la cour de l’école et autour de l’église de Paddington. C’est plutôt genre « marché des créateurs », avec objets d’artisanat et vêtements faits main. Il y a pas mal de choses sympa, souvent un peu chères quand même… Mais, en plus de quelques emplettes, on rapporte autre chose : une idée de nouvelle carrière pour Benoit (encore une…) C’est encore en gestation, on n’en dit pas plus…

Un autre jour, on visite l’aquarium. C’est le genre d’attraction hyper chère et farcie de familles auquel on ne pourra bientôt plus couper mais, maso qu’on est, on décide d’y aller le jour de l’an avant même que Samuel ne soit en âge de se rouler par terre pour nous supplier de l’y emmener ! Non, en fait, c’était bien de le faire, ne serait-ce que pour avoir l’occasion de voir des ornithorynques farfouillant le fond d’une rivière, des pingouins pirouettant dans l’eau, la danse des méduses, des lamantins broutant le fond marin et des requins au regard vide qui fait froid dans le dos. La faune aquatique australienne est impressionnante dans sa diversité, ses tailles et couleurs. Ca aurait été dommage de rater ça. Et puis, mine de rien, Samuel n’en perd pas une miette.

Toutes ces aventures creusent et on passe par Chinatown au retour, où Aude connaît un endroit avec plein de petites cantines où se bousculent toutes les cuisines asiatiques possibles. On opte pour un japonais : okonomyaki, soupe de nouille udon et boulettes de poulpe. Très authentique ! Thé vert au lait glacé pour le dessert (il fait super beau et très chaud, l’été a vraiment commencé avec la nouvelle année), un régal !

En fin de journée, un passage à Centennial Parc, à deux pas de chez nous, où se pressent les joggeurs et les pique-niqueurs en ce premier jour de l’année 2012. Balade et jeux sur la pelouse.