Transpacifique

Une bière fraîche, des crackers et du fromage… notre premier apéro néo-zélandais, pris sur une pelouse fraîchement tondue devant notre camping-car. L’air résonne du chant des oiseaux (on n’est pourtant qu’à quelques kilomètres de l’aéroport), il est 19h, Samuel est couché, les affaires sont rangées. Aaahhh…

Mais on l’a mérité, notre apéro ! Pour y arriver, on a quand même fait dix heures de route entre Williams et Los Angeles, puis près de quatorze heures d’avion jusqu’à Auckland… Bon, quoi qu’il arrive pour la suite des trajets, on peut déjà vous dire que Samuel aura une médaille. Il a été ex-em-plaire. Ca a plutôt l’air de l’amuser, tout ça.

Sur la route, il a fait la sieste ou a joué, et on s’est arrêté souvent pour jouer avec lui et le faire sortir (dans des zones commerciales de bord d’autoroutes plus glauques les unes que les autres… A droite : un terrain vague avec des sommiers abandonnés, à gauche : une centrale électrique, en face : une usine de retraitement des déchets, et en arrière plan le Mojave Desert. Mais peu importe si c’est sur une aire d’autoroute ou sur un parking de motel : un espace vert est toujours fascinant pour Samuel, surtout s’il y a des oiseaux et de grands arbres !).

Pour nous aussi, la route a été monotone. Le désert, le désert, le désert (heureusement qu’on avait finalement bien dormi dans l’endroit où on s’était tant caillés la fois d’avant). Une zone avec des fast-foods toutes les cent bornes. Et l’arrivée sur L.A : heure de pointe, tombée de la nuit, autoroutes géantes. Benoit s’est tapé un bon coup de stress à zigzaguer entre les voitures, entre les voies d’insertions et les sorties indiquées à la dernière minute. Après avoir eu l’impression de faire trois fois le tour de la mégalopole, on arrive enfin à l’aéroport. On rend la voiture en vitesse (on se fait rembourser le liquide de refroidissement au passage… et Aude oublie son châle d’Inde en cachemire là-bas… snif…). Navette pour le terminal, et nous voilà en salle d’embarquement trois heures et demie avant le départ. Ca fait du bien de ne pas courir dans tous les sens. On donne sa bouillie du soir à Samuel, on le met en pyjama et il commence sa nuit un peu plus tard que d’habitude (tant mieux, pour les futurs trajet et décalage horaire) dans le porte-bébé.

Service Qantas super à bord. En plus, l’avion n’est pas plein donc une hôtesse nous réserve des places encore mieux que celles qu’on avait : rangée de deux, couffin, cloison, tranquille (on était sur une rangée de quatre, avec un couple très sympa mais qu’on aurait toujours eu peur de déranger).

Après le décollage, on couche Samuel (qui continue de dormir comme un loir pendant la transition) et on mange tranquille. Ensuite, on dort car on sait qu’on n’aura peut-être pas toute la nuit devant nous. On se fait finalement six-sept heures de sommeil, le grand luxe sur ce genre de vol, avec ou sans enfant. Après avoir joué, s’être promené, s’être fait des admiratrices, il se refait une sieste, ce qui est royal. Entre une chose et une autre, le vol passe vite.

Arrivés à Auckland à 9h50 heure locale, on a perdu un jour de notre vie en traversant le méridien qui délimite le passage d’un jour à l’autre. On est partis le 15 et arrivés le 17. On n’aura jamais vu le 16 novembre 2011 ! A part ce bond en avant, il n’y a que trois heures de décalage horaire avec Los Angeles (en fait, 27h, mais bon, les 24h ne comptent pas. C’est l’avantage d’avoir fait un petit détour par les USA avant…), donc on a bon espoir, d’autant qu’on sort de ce vol en plutôt bonne forme.

A l’aéroport, on prend une navette qui nous dépose dans l’agence de location où nous attend notre camping-car. On est super bien accueillis (y’a pas à dire, les Néo-Zélandais, comme les Australiens, ont le sens de l’accueil) : pendant qu’on patiente, il y a des boissons chaudes à disposition, une connexion WI-FI, des jeux pour enfants. Quand l’heure commence à tourner, ils nous réchauffent même au micro-ondes le déjeuner de Samuel. Vraiment super sympa.

Le camping-car est immense : on a été obligé de prendre un « Quattro » (pour quatre personnes, donc) car on ne pouvait pas installer de siège-bébé sur les autres : 6m de long, plus de 3m de haut !! Heureusement, on a réussi à avoir une boîte de vitesse automatique, parce qu’entre la conduite à gauche et le gabarit, si en plus il fallait changer les vitesses de la main gauche (on est tous les deux droitiers) c’était pas gagné.

Les gars de l’agence nous indiquent un supermarché pas loin, donc on s’y arrête faire des provisions. On n’est pas les seuls : tout un côté du parking est réservé aux camping-cars (toutes les agences de location sont dans le coin). Ca fait plaisir de faire un stock de fruits et légumes, après presque trois semaines de malbouffe (enfin, on a bien bouffé, mais c’était pas toujours des plus sains !). Ils nous indiquent aussi un camping devant lequel passe un bus pour aller dans le centre ville : pratique pour aller visiter Auckland, même si les prix sont un peu plus élevés que ce qu’on cherche. Pour y aller, Benoit s’essaie à la conduite à gauche à bord de ce tank. Après la pause au supermarché, l’engin à l’air encore plus poussif… Puis une odeur de caoutchouc brûlé se fait sentir : il avait oublié le frein à main (oups !), après dix jour de voiture américaine sans…

Ca commençait bien, d’autant qu’on a roulé près d’un quart d’heure, y compris sur un tronçon de voie rapide… Apparemment les pneus sont toujours intacts… on vous dira ça la prochaine fois !

Comme il ne fait pas très beau et qu’on voulait s’installer tranquillement, on a passé l’après-midi entre les courses et le camping. On ira faire un tour en ville demain. Extinction des feux très bientôt (ce qui nous change aussi, d’avoir rejoint le printemps en cours de route, c’est qu’il fait nuit à 20h30) !

3 Comments

  1. CID

    Salut les routards,

    Bon anniversaire Benoit avec presque une semaine de retard.
    On vient de lire vos aventures « arizoniennes » dans le lit, avec un bon thé au lait. On se régale, on fait le voyage avec vous.

    Le camping-car a l’air super!

    Nous avons hâte de connaitre la suite.

    Grosses bises

    Olivier et Raphaël

  2. opa

    les premiers miles au volant d’un char et avec la conduite à gauche doivent être assez rock’n roll.
    Samuel n’arrète pas de nous étonner.
    bonne route chez les All Blacks , le rugby là bas est une religion.
    bonne route
    opa

  3. Sue A

    I. N. V. U !
    Lotsaluv
    Sue A
    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX