Un trou dans le sol (deuxième partie)

On vous souhaitait « bonne nuit » dans le dernier message… On espère qu’elle fut bonne pour vous, car pour nous c’est une autre histoire ! Quand on est arrivés, la chambre n’avait pas été chauffée et, avec ces clim réversibles à la noix (qui font un boucan d’enfer avec la soufflerie), on a mis du temps à ce qu’il y fasse bon. Du coup, on s’est caillé sévère et Samuel, qu’on avait mis dans le lit parapluie prêté par le motel (mauvaise idée, il est en fait habitué à son petit lit-tente de voyage…) a eu froid aussi malgré la gigoteuse et le pyjama d’hiver, et s’est réveillé en hurlant dans la nuit. Benoit le voyait déjà en hypothermie ! On l’a pris avec nous pour le réchauffer, peau contre peau, puis on l’a habillé plus chaudement et on l’a mis dans son lit habituel. Ca a pris du temps, mais on y est arrivé.

Le lendemain matin, on n’était pas super frais. Après un petit dèj’ sur le pouce (notre voiture est notre seconde maison. Bientôt, quand on va ouvrir la portière, ça va faire comme dans la voiture du Big Lebowski, avec des canettes vides et tout un bordel qui tombe !), retour au Grand Canyon.

Il fait encore plus froid que la veille, et le ciel est encore plus nuageux. Les couleurs ne sont pas aussi éclatantes que s’il avait fait beau, mais c’est quand même grandiose. On suit le « Rim Trail », chemin goudronné qui suit le bord du précipice, avec plusieurs points de vues plus magnifiques les uns que les autres. Sur certains, on voit même la rivière Colorado au fond des gorges. On a envie de s’aventurer dans le Canyon en lui-même. Du côté sud (celui où nous sommes), il y a un chemin de rando, le « Bright Angel Trail ». Pour aller au fond du Canyon, il faudrait compter huit heures. Autant dire qu’entre la neige, la boue, le froid, le dénivelé et Samuel, ce sera pour la prochaine fois... Mais on s’aventure quand même sur le chemin (en essayant de ne pas glisser sur les plaques de neige), histoire de pénétrer un peu plus en avant.

On termine la journée en prenant la navette qui longe le bord et s’arrête à tous les points de vue. A « Hermit’s Rest », le dernier arrêt, on est quand même à 2300m au dessus du niveau de la mer. C’est à peine croyable. Nous qui sommes habitués à être en montagne à une telle altitude, ça nous fait tout drôle d’être sur un plateau.

Nous reprenons la route vers l’est. Ce côté est beaucoup moins fréquenté, mais on passe encore par de superbes points de vue avant de quitter le parc. On croise des biches (ou des petits wapiti, on ne sait pas trop) qui broutent sur le bas-côté. Un panneau nous prévient d’une traversée possible de mountain lion (genre de puma), mais ils ne sont pas de sortie ce soir.

One Comment

  1. Bruno et Véro

    Grandiose ! Photos impressionnantes… Et puis la neige c’est plutôt the icing on the cake, non ! La remarque de votre serveuse m’est restée plusieurs jours dans la tête… the grass is always greener on the other side of the fence… ces diners et leurs serveuses dans les films américains laissent rarement indifférents… Moi ce trou ça me fait penser à Moonpalace… bises. b&v