Vingt mille lieues sous les mers (première partie)

Au réveil, on découvre la vue magnifique :  à quelques encablures, les montagnes de la High Sierra saupoudrées de neige et le mont Whitney, le plus haut des USA (en dehors de l’Alaska), qui surplombe le tout. Après un petit déjeuner gargantuesque sur la rue principale et un tour au supermarché pour racheter des petits pots et de quoi manger en route, nous voilà partis pour la Vallée de la mort, pays des serpents à sonnette.

Quelques heures de route sur une bande d’asphalte toute droite, comme on l’imaginait, et avec le désert et des joshua trees tout autour. Samuel, qui d’habitude est d’une humeur exceptionnelle (tout le monde a la même expression en le voyant : « Happy baby ! »), n’aime pas la voiture,  braille et n’arrive pas à faire la sieste. Il n’aime pas être dos à la route : il ne nous voit pas et se sent seul. Donc l’un d’entre nous voyage pour le moment à l’arrière avec lui, mais c’est pas encore le top… il était habitué à être trimballé en porte-bébé toute la semaine dernière et ça lui allait très bien.

Arrivée dans la Vallée : on passe de la montagne au dessous du niveau de la mer !! Il y a de grandes étendues de sel par endroits et des concrétions lunaires. Ca nous rappelle beaucoup le Ladakh et on s’attend à voir un monastère perché et à croiser un moine en robe rouge au détour du chemin. Le paysage est hyper sec, il y a quelques buissons, et de la caillasse à perte de vue. En revanche, il y a une grande diversité de couleurs, du rouge fer au vert-de-gris en passant par l’ocre. On sent vraiment qu’on est au fond de ce qui était une mer avant, avec ces sédiments érodés.

La visite se fait par la route (on croise des camping-cars qui ressemblent à des bus, des motos et même des cyclistes, mais c’est calme en cette saison). Il y a un ou deux « villages » (avec une boutique souvenir et un motel), mais sinon c’est le vide et le calme absolus. On s’arrête au fil de la route, pour voir des dunes de sables blanc, un marais de sel et d’autres points d’intérêt. Il fait chaud (dans les 20°) et sec. L’été, ça doit être l’enfer.

Le soleil se couche à 16h30, donc on rentre au motel à Stove Pipe Wells (décor de western là aussi) tôt. Ca tombe bien, Samuel est rôti… et nous aussi !

One Comment

  1. Quentric

    Photo magnifique que celle placée sous la phrase « L’été ça doit être l’enfer » (la 4ème photo). Bravo pour le cliché !